R. M. De Vos’s Weblog

The Amazing Story of Me

London is in the air février 29, 2008

Classé dans : London — Rainmaker @ 11:53
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Mercredi 20/02/08
Premier Jour

Départ de l’aéroport de Carcassonne à 14:45 (heure française) avec la compagnie Ryanair à destination de Stansted Airport, un des aéroports qui dessert Londres. Arrivée à 3:45 p.m (heure locale). Je dois passer la semaine chez Jelena, une amie russe avec laquelle j’ai suivi une partie de mes études à Toulouse.

Déjà, le premier point qui frappe est le changement d’échelle. L’aéroport de Carcassonne me semble sorti d’un jeu d’enfant comparé à l’immensité de Stansted, pourtant seulement troisième aéroport de Londres en terme de taille.

Après les nombreuses vérifications des titres de voyages et des passeports, vient le temps de récupérer son bagage, tache difficile quand on n’a pas pris soin de mémoriser l’apparence de la valise qui nous a été prêté (mémo personnel : la prochaine fois, faire plus attention à ce à quoi ressemble son bagage, quitte à y coller un autocollant ridicule, qui ainsi le rendre unique et reconnaissable parmi un million de sobres et sombres valises de plastique noir).

Puis enfin le sol anglais, exit la zone internationale. Le temps de trouver une navette qui doit me mener jusqu’à Baker Street … ce nom m’évoque quelque chose, mais impossible de savoir précisément quoi. Le trajet doit durer aux environs d’1h20 ; cependant c’est sans compter sur la perpétuelle difficile circulation sur la M50, l’autoroute qui ceinture le Great London (j’apprendrais plus tard, au détour d’une émission de la BBC1, qu’à sa création même, dans les années ‘60, le nombre des véhicules qui auraient à l’emprunter avait largement été sous estimé - que dire alors 40 ans plus tard).

J’arrive à la station de Baker St. vers 6:00 p.m, j’ai prévenu Jelena, la voilà qui arrive déjà. Elle me dit que son appartement se situe seulement dans la rue d’à côté, Gloucester Place.

Effectivement, ce n’est qu’à deux pas.

 

 

Elle habite au rez de chaussée, dans une de ses rues qui pour moi sont typiquement anglaises, où toutes les maisons sont identiques sur la longueur de plusieurs blocs.

Juste le temps de poser les valises, de manger un petit quelque chose (Junk Food, le commencement) et nous voilà partis à déambuler dans les rues de Londres : Gloucester Place et ses petites ambassades (El Salvador, Sweden), Oxford Street et ses grands magasins ouverts super tard et toujours bondés de monde. Faire plus cosmopolite est impossible, toutes les langues se mêlent en un ensemble déroutant.

Premier constat : Ne pas s’égarer dans la ville sans avoir un plan dans son sac : personne ou presque ne pourra vous aider car la majorité des gens de Londres y vivent depuis trop peu de temps pour connaître la ville.

Nous voilà de retour après quelques heures d’arpentage de rues. Pour finir la soirée, on se matte Borat, bien drôle!

 

Jeudi 21/02/08
Second Jour

Réveil, il est pas super tôt. Premier petit-déj. à l’anglaise : du salé le matin, une grande nouveauté pour moi! erff… mais bon depuis j’y ai pris goût.

Ensuite je me mets route pour visiter un peu la ville, Jelena ne m’accompagne pas, elle se prépare à accueillir son petit ami qui doit rentrer à Londres. Il est pilote de ligne, ce qui fait qu’il n’est pas souvent là. Exceptionnellement il a pris quelques congés, ce qui va lui permettre de rester un moment.

Je me rends à Regent’s Park. C’est vraiment un endroit magnifique. Plus beau à mon goût que Hyde Park.

 

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C’est vraiment un endroit magnifique, et comme toujours dans les parcs de Londres, on perd toute notion d’espace, on oublie rapidement qu’on se trouve au milieu de la plus grand ville d’Europe.

Ensuite, me voilà de retour, et peu après voilà Lionel qui arrive. Super sympa comme mec. Le temps de manger et pour lui de prendre un peu de repos et nous voilà parti pour le Science Museum à South Kensington.

Premier expérience dans le Tube et dans les subway du réseau de transports - des couloirs interminables sous terre -.

Ensuite nous nous rendons à l’Imax mais il n’y avait rien à la programmation qui nous plaisait. Alors ensuite nous sommes allé dans un pub près de Trafalgar qui s’appelle le Sherlock Holmes.

Première expérience du fish&chips, barff du poisson pané et des frites… il y a plus risqué comme expérience culinaire ^^

Ensuite nous rentrons tôt, Lionel est épuisé du décalage horaire.

Vendredi 22/02/08
Troisième Jour

 

 

In Varietate Concordia février 15, 2008

Classé dans : Expression — Rainmaker @ 10:12

Il y a de cela une cinquantaine d’années, il était rare que l’on marqua une quelconque opposition à la construction de l’Union européenne, plus important renouveau des terribles destructions qu’avait engendrées la Seconde guerre mondiale. Certes la création d’une Communauté Économique du Charbon et de l’Acier en partenariat avec des nations jusqu’à récemment ennemies rencontrait de nombreux opposants dans les tenants d’un traditionalisme politique et parmi ceux dont les pouvoirs tenaient à une organisation régulière de l’État. En dépit des premiers obstacles et des premières incohérences dues à l’édification de cette structure sui generis, l’Europe à bout de souffle, cherche à consolider la paix.

Depuis le lendemain de la Seconde guerre mondiale, bien des opinions s’opposent. De plus en plus fréquemment, depuis la fin des années 1950, s’expriment des objections et des résistances face à certaines conséquences malheureuses de l’Union. Certains même vont jusqu’à mettre en doute l’Union européenne comme facteur de progrès et de modernité. Les récentes implications et dissensions concernant la constitution européenne ont apporté de grandes confusions à l’égard de la construction et de l’organisation européenne. En dépit des aperçus que la politique et les récents événements nous donnent des problèmes engendrés par l’Union européenne, je suis de ceux qui croient en une unité dans la diversité, que l’Union européenne peut nous permettre d’entrevoir par degré jamais égalé de libertés et d’échanges au sein d’un vaste territoire exempt de guerres et de conflits.

Pour me résumer, je dirai que l’Union européenne stricto sensu nous apporte la paix, un continent unifié, la sécurité pour ses citoyens et le rayonnement de valeurs telles que les droits de l’Homme. L’Union européenne est en outre, et c’est l’un de ses plus hauts titres, une clé pour le développement économique et social ainsi que pour la compréhension de la mondialisation. Il n’est pas, selon moi, d’autres destin plus enviable que la perspective des « États-Unis d’Europe » pour reprendre la formule de Victor Hugo, lui qui en visionnaire songeait à cet idéal humaniste et pacifique. Et on pourrait se demander si l’Union, voulant promouvoir une vision idéaliste et progressiste de l’homme – placé au cœur d’une révolution de la planète, qu’il lui appartient de maîtriser et non de subir – ne pourrait-elle pas se voir en porteuse d’un modèle, harmonieuse synthèse de tradition et d’amélioration ?

Si l’importance de l’Union dans la fortification de la paix entre les États membres est reconnue, c’est sur d’autres domaines que s’accentuent les remarques et critiques, et l’Europe est considérée comme utile ou inutile suivant que l’emploi qu’on en a, profite au plus grand nombre ou non.

En réalité, il serait plus logique de faire porter ce jugement non sur l’Union européenne mais sur les politiques qui la mettent en place et l’utilisent. Il s’agit certes peu souvent de jeunes femmes et hommes qui seraient en phase avec leur époque. Trop fréquemment encore parviennent aux postes d’influence des hommes répondant à des problèmes nouveaux par le déploiement de mécaniques politiques surannées.

Dans de nombreux domaines, dont l’économie, l’Union a montré une capacité à mieux gérer au niveau communautaire plutôt que national : une telle possibilité, nouvelle au demeurant, de penser la société au-delà de la seule gouvernance étatique, tant ancrée dans les mœurs, s’avère dérangeante pour beaucoup.

D’aucuns diraient que l’Europe prive les États de leur souveraineté, de leur pouvoir de décision. Cependant, l’émergence des nations ne s’est-elle pas elle-même faite au détriment des régions, royaumes, duchés, fiefs et autres gouvernorats qui ont jalonnés notre histoire ?

En fait, il est indéniable que les mauvaises interprétations concernant l’Union sont le fait de l’éloignement grandissant entre les citoyens et les politiciens qui, tels des sages qui dominent l’horizon, dispensent décrets et chartes du haut de leurs tours d’ivoire. Les quelques lois mal ajustées, les quelques mesures prises en dehors des réalités quotidiennes doivent elle suffire à mettre fin à cette construction européenne ?

Suffirait-il donc, comme il a été suggéré, de stopper l’élargissement, de revenir à une stricte souveraineté nationale, et de tourner le dos à la plus grande liberté de circulation de biens, de personnes par un retour aux contrôles douaniers, à une monnaie nationale ?

Bien vite, le contexte géopolitique se chargerait de nous montrer notre erreur. Il est certain que nous serions irrémédiablement dépassés tant une nation seule ne peut faire face à la mondialisation grandissante et toujours mieux maîtrisée.

Mais, considérant notre futur, nous savons par exemple, que la Chine et L’Inde occuperont une place prépondérante au cours du XXIe siècle. Il est important de le prendre en considération et d’établir des échanges communs et une politique unie à la hauteur de ces deux nations.

Le continent africain, pour des raisons historiques et de proximité géographique, doit faire l’objet d’une attention particulière de l’Union européenne concernant les politiques d’aide au développement, le soutien par la préférence commerciale, l’aide alimentaire, les diverses coopérations, et avant tout le respect des droits de l’homme.

Pour pouvoir combattre les inégalités, il nous faut parvenir à créer un modèle de liberté, de justice et de sécurité.

Non seulement il serait fou de vouloir revenir à un état antérieur, mais il nous faut, bien au contraire, poursuivre la création d’un exemple de paix, de modernité, cherchant à résoudre les problèmes des sociétés actuelles.